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Full text of "Suite du plan d’éducation publique / présenté par A.H. Wandelaincourt"





•* I 

* ■ . 



\* 



. 



• p 






Digitized by the Internet Archive 
in 2013 



http://archive.org/details/suiteduOOwand 



CONVENTION NATIONALE. 



S U I T E 

DU PLAN 

D'ÉDUCATION PUBLIQUE 



PRESENTE 



PAU A. H. WANDELAINCOURT, 

DÉPUTÉ DU DÉPARTEMENT DE LA 
HAUTE-MARNE ; 

Imprimé par ordre de la Convention national*; 



De la dljlïp'inc intérieure des écoles & des collèges. 

_lN OUS confierons ici féparement les devoirs des dif- 
férentes perionnes qui concourent à Padminirtration des 
école* 8tdes collèges: principal de collège , profefieur?* 

A 



parens , maîtres de pendons, écoliers , I 
des règles relatives à le 

Du devoirs du pt 

Le principal eft l'ame du collège ; en confëquei 
il aura foin de mettre tour en mouvement; il 
par-tout le bon ordre; il préridera à tout, aux ir.ee 
à la dilciphne, à 1 éducation & aux étl ; 

Devoirs d.i principal pa r •. 

Le foin des mœurs eft le devoir le:p 
principal. Sa négligence fur ce »roit très cnmi- 

nelle & auroit des fuites trè RS, 

la vigilance, l'exemple c: quélq ticù- 

lières rempliront cette partie impoi a te des devoirs 
que fon état lui prêter;:. 

Des in 

L'ignorance de la morale eft, ' ne] 

la fource runefle des défordres qui i fo- 

ciete. Le principal fera donc fon pofttbk 
fa jeuneffe foit initruitc à fond de 
l'honnête homme & le bon cito] en. I 

inftrufcYions que cha< 
jours à fes écoliers , fuivant le 
diqué dans le t. bl( 
une générale, une fois la (errraine, 
doit aflifter. 

Des - . 

Les études iront toujours bien^ fi * fait 

gagner Pefprit de fes pfofefleui 



ku'on dans les dalles ; en conféquence il obfervera; 

r. Que i'efprit de gouvernement eft d'avoir un ca- 
faâère liant ëc fociable, pour s'arracher ceux qu'on do'x 
conduire* pour <en faire eilimer & aimer ^ & pour 
s'attirer leur confiance, il aura donc pour les profeiïeurs 
des manières douces & prévenantes; il élo^nera tout 
au de hauteur & d'empirt ; il fe donnera bien de garde 
ce reprendre aucun maître en public; il ne prendra 

tin parti entre les prcfefîeur s , 5c ne décidera rien 
par autorité, mais il aura recours aux livres ce à la plu- 
ralité des voix. 

: . °. 11 s'appliquera à jeter de l'émulation dans les 
clafiVs par de fréquentes yifites qu'il y fera, pour fc 
faire rendre compte de? progrès des écoliers, pour iou- 
ter.ir les bons, pour animer les médiocres; pour ap- 
puyer en tout les profeffeurs. En conféquence il fera* 
routes les femaines, des vifites générales de toutes les 
cl a lies , oc quatre fois l'année ces viiites particulières 

chaque ciafîe. Toutes les féances de ces dernières 
viiites ferprit fplemnelles & employées à faire uneclafle 
ou deux. On y interrogera les écoliers fur ce qu'ils au- 
ront vu depi;:5 le temps de la dernière vinte. On tien- 
dra registre de ces infpee\ïons , afin qu'au bout de l'an- 
née on ait une note e ;aae des progrès de chaque éco- 
lier dans le- vt ï dans les fciences. 

I. 'écolier qui aura Je mieux réuili dans ces examen?, 
recevra un prix au bout Je l'année , & fera marqué 
pour aller étudier dans Funiverfité de fa région. 

T t la dfipi.ne du collège. 

i°. L'exaclîtnd^ & la fermeté dans la difcipftne eft 
li choie qui contribue le plus au bon ordre, à l'honneur 
des maifon's d*inftruéHQn 6c au progrès des études. En 
conféquence le principal ne foufirixa jamais dans le 

A 2 



4 
collège aucun écolier fcai ' r - îndifci linal 

qui pu'fïe corrompre I; inf- 

pner un efprit de rJwhe. Dai il iera 

inflexible. S'il êft obligé de f uffrif q mps 

le. corrupteur , ce doit eue pour tâcher de i. 
d'abord par les avis, par i'cs an c-, par 

des réprimandes convenable*. Si tous ces fecours de- 
viennent inutiles, l'exclu fi on ne doit pas ê:re différée* 
de peur que le mal ne fe communiqué. Le principal 
aura toujours devant les veux qu'il eft le chef de la fa- 
mi le ; que l'honneur , la vertu de tous lu font con- 
fiés ; que la fociété à le droit de lui demander 
compte de tous, oc qu'il en cil refponfable, fi quélqi 
uns fc font perdus,- parce qu'il n'en aura pas éloigné le 
fédu&eur. 

2°. Le principal établira l'autorité de tous ceux qui 
travaillent fous lui; il foutier.dra avec fermeté e; pru- 
dence les profefTeurs , ck les appuiera fortement d< 
toutes les occafions; il ne Ku* donnera jamais tort de- 
vant les écoliers, fe referw-nt de s'expliquer avec i 
en particulier fur ce qu il auroit pu avoir remarqi t 
défectueux dans leur adminiftranon. 

3 . Comme c'eft l'union , le concert , l'imamn-n; 
font la vie de tout bon gouvernement , il verra, le 
plus fouvent qu il fera pouible, les profeffeurs qui tra- 
vaillent avec lui; il leur propofera fes vues pour le 
bien du collège , écoutera volontiers curs avis, & 
en forte que fon e f p i i : rtgne partout, arir. nue tout ieialie- 
par fon mouvem., 

4. . Il doit fe piquer de Yt le la plus ferupu- 

leufc, & fe fouvenrr que z les jeui ■ , 

plus que chez les perfoi e , que le vi 

vérité de cette maxime ù 1 r la fraj : la 

nature humaine : la négligence des r 
traîne nc^cjjlun'mcnt L: ruine des y lus grûndc's. 1 



cioal faifîra donc tous les mouvement du collège, & 
les fera tourner vers le but commun. 11 aura attention 
que chaque ehofe fe faffa bien , fur tout dans fon temp9, 
dans le moment marqué, quand la cloche Tonne. Il ne 
fou-ïnra pas ces traîneu*s qui fe fueëèdëtft lentement 
les uns aux autres. L'exactitude eftHTime t or» gfàiide 
conséquence dans tous les emplois de la vie , pour ne 
p3s être ob ervee ici tr/s-fcrupuleufement. Il veil'era 
donc i l'obi -nation des plus llgërs réglemens , donnera 
l'exemple en tout, & engagera les profeflfeurs à en faire 
de même. Dès que la cloche fônrte , le principal, les 
maîtres, les écoliers, tous doivent paroître. 

Ce. fc:'uca:i.on. 

La politeffeeiî le lien de la (ociétê & le coloris d<* 
la feience & ces vertus: le principal prendra donc un 
foin particulier de formuT le caractère & les mœurs des 
jeunes gens qui lui feront confiés 5 il leur infpirera le 
goût d'une poiiteiTe ioutenie & aifée; il veillera à ce 
que chacun n'ait dans son extérieur rien de mal-propre, 
de rebutant, de groflier, rien qui décèle une né^îi. ence 
marquée, & à c îrfonrïe ne foit brufque, chagrin, 

fonabue , taciturne, qu'il r e tutoie, qu'il ne frappe point 
ks condifeipies ; qu'il n'ait rien d'arïe&é ni de recherché 
dans fon maintien. II travaillera à rendre fes élèves corn- 
pîuifans, doux, J une nature facile, par.ens & ne fe 
piquant de rien : i'amériité'j la gaieté, la franchife fe- 
ront leur caractère dominant ; & afin de travailler fur 
leurs efprits & fur heurs humeurs , il les prendra les 
uns après lc~ autres, il leur découvrira en jtarricuîier 
& avec précaution ; les défauts que leurs confrères leur 
reprochent; il I35 fcâifferà parler en liberté, & les amè- 
nera doucement à reconnoître qu'ils font tels .qu'on les; 

•cita, 5c qu'ils ont belûlu de réforme ; alors ii leur 

A 
A 3 



6 

propofera 1,» remède & la ' 
puiera ce qu il . 
de ceux de leurs condii 
qualité qu'on dem ... 

de garde de tirer ces exemples de la perf 
que corvdifciple , rxx r qui < 

1 indifférence. ( h bien- 

tôt on leur demandera où ; on ! 

on le; blâmera, lurvant ce qu'ils auront fait og re 
de fejre poux leur a _nt. 

Z/w devons des j'r^:\:L r s. 

Pour bien remplir leurs dev àrs , 1< rs & 

régens obferveron* çç 
ticles fui vans. Le p rem le vlera la 

çlaiie; le fécond ia conduite irit - re de chaque 

Ec la difeip uie lc ci 

La première choie : . . 

c'eft de faire écouter fes e& J 

& de maintenir i'oi [1 r.e r 

hen pour cela, & fe 
y réullir , les prpfetTeurs Se régers 

i". Que dan; toutes les.c 
le- écoliers changent to 
devoilin.s afin de leur faire viter 
traire à l'attention & au 

i° De regarder l'émulation comme U 
avar tape des ciafie . 

tentif à l'exciter & à l'i . « 

tachera d'jnfpixer, même, aux 
pour le travail; il exercera,, autant 
ceux qui lui ion: CS«tlié$ 4 ui. tre j 



7 
il fe donnera bien de garde d'en abandonner aucun à 
fa pare (Te, en le laiffant un temps confidérable fans lui 
faire rien dire 5 ni fans exiger qu'il rende aucun compte 
de fon travail. S'il eftjufte de faire parler plus fouvent 
ceux qui ont le plus de talent oc de bonne volonté , 
ce feroit une grande injuftice d'en négliger d'autre3 , 
jufqu'à les laifler des mois entiers fans les faire parler: 
on'prendra ces dernier?, quand les autres auront rendu 
compte de leur travail ; on les mettra fur la même ma- 
tière , on les aidera ~, on Ls encouragera ce on étudiera 
leur caractère plus particulièrement que celui des autres, 
afin de leur faire mettre en cruvre le peu de forces & 
de refiburces qu'ils ont pour s'élever. Un maître ne doit 
jamais défefpircr d'aucun de ceux qui font confiés à les 
foins ; fouvent le temps ce la confiance ont fait de très- 
bons fujets de ceux qui ie feroient abrutis , fi on les eût 
abandonnés à leur lenteur. 

Va des moyens les plus sûrs pour maintenir la dif- 
cipline des claÏÏes & pour procurer l'avancement des 
écolier-, c'en de voir fouvent les parens ou les maîtres 
de penfipns de ceux qu'on élève. Les profefTeurs feront 
donc tout ce qu'ils pourront pour mériter leur confiance ; 
ils les informeront fouvent de la conduite de leurs en- 
fans ou penlionnaires ; ils leur donneront avis de tout 
ce qu'ils feront de bien ou de mal , Se prendront avec 
eux des mefures faces & prudentes pour régler les ré- 
compenfas ou les peines que ces enfans méritent Celte 
règle fera plus icrupuleufement obfervée pour les hautes 
clàffes, où il efl plus difficile de contenir les écoliers, 
cV. où les corrections ont plus de fuite. 

De la conduite du maure dans fa clajfc. 

i°. Le profèfleur ne perdra pas de vue qu'il doit fon 
temps à fon état: conféquemment 3 il lui ménagera 

A 4 



tous Tes momens &: les mettra tous à* profit, : 
plus grand bien de oé lui fort! 

loin de fe rendre dans fa ciatTe , ;• le mo- 

ment arrive de <'y trOLlver > 6c ne la qt 
. -tfïaires indilpen fables. 

i°. Les maîtres , dans l'éducation 
doivent moins fe propofer de leur apprendre 
que de leur former le creur , de leur irifpirerdés prin- 
cipe rtëùr & de probité, de leur raire p i 
de b.^p.ne> habitudes, & de corriger les mauva 
clinacions q iMs remarqueront dans leur cara 

3 . Des le , lis étu 

de leurs ccoi ers . afin de fe mettre eu tt^t de les ; 
conduire. Ils s'appliqueront à eonnoître le r hum€ 
leur pente, leurs taléhs , leurs pallions, le 
tion dominante. 

4°. Ils prendront , dès le comnrenceïrhènt, upe t 
grande autorité , ôc rero- 

pour ne pas la perdre. En cohféquence $ fis éviteront 
de fe trop familianfe: avec leurs écbl iers : Hs p 
au contraire un air de re ï 5c d 
pour le faire aimer §ç réinjecter en rm . lîs 

s'érudieront à avoir Un eâTà&èré ci" I, ft 

modéré & toujours maître de lai 

bien de garde de paraître jârri rice < 

par paftion. 

5°. lis aècdrderont 
croiront pouvoir tu 
pour refufer r i , ; 

i m port unité s , d 

devenir importuns • . fern 

rompra- kl w 
ne 1 a pins ri 

6' . . 

... 



9 
fenant la place de ceux qui le 
le feront un vrai plaiilr de -r eux, • 

de leur? pàrens, afin de 
défirent raiforin&b'lément. L -° 

les reprendre, leurs rëprin e feront niai - - i 

nroirenfantesMls le*! t (eîeursdc 

£c leur feront c( ils ont de les foir 

marcher clans Se feritief de la vertu. 

7°. Le maître prén< 
qu'il exerce, au temps & à la manière de >- 
qoeri Les arrêts , les privations d( , < - 

ce menu- plaifirs , en un mû't . des chjufes nui plaiéht 
le plus aux jeunes gens ; feront les rîiâiïn ens on 
] e £ »ue,t a quelque chol :& de bas , qui nV.t 

p- tut qu'à aigrir les esprits", • • 

re ramDcins , bas , vils . & i d 
: les mçilleufs paracu ., n*a-t on jai é ; 

que cette Correction a\ . . 

^ fret. Pat conl . \ on h*ên ri 

ce ireé . quand il fera 

Vf, ... j un juï 
cru: m . nient à\ : ceiic> 

et 2 pardonnees; Cei es ■ . , 

par ignorance, par U l.r ' . : - ■.' 

un mot , qui ne font pa \ i . • .' e . • 

vais c: ii i .. . vent 
tira fèvèîémetit 
is ie ma 1 , l'indocilité & 
feront foutènués. Le r. 
_e pour faire rentrer ion écolier en 

... 
• 






10 

■ ou nourrie par un autre vice. Le jeune I-.omme 
ne l'utilité qu'il : tirei 

et ... ; if ne (c pi . _■ fin ; il le 

irequ'il nVit p >ii : de i . 'il ne fuit pas 

• 

être . î! faut 

chacun de et i -, par pro- 

voit que rien ne profite , ou . . 

ble à cet écolier , en oc 
nt parler qu'après c pi rs autres auront ctéia 

... Quand on aura tout 
em, ns fruit j il Faut en venir aux châtimens; 

peut-être que la crainte fera ce que les remontrances 
& I honneur n'auront pu faire. 

9°. Le châtiment une fois juge necefiaire , il v aura 
Un temps ci une manière de le faire fubir. On ne 
punira jamais un écolier dans l'inltant même de fa 
faute , de peur de le pouffer à bout, 6c de lui en faire 
commettre de nouvelles eft Paigriflant j mais on lui 
donnera le temps de rentrer en lui-même , de fentir 
ibn eort, & de bien voir toute l'étendue de £a faute. 
11 faut donc attendre qu'il ait 1 efprit aflez libre pour 
ieconnoître (on écart, pour l'avouer, pour vaincre fa 
pafîion , & pour fentir la juftice <k l'importance des 
avis qu'on lui donne, ëc des corrections qu'on lui fait. 
ic'. Le maîfre ne punira jamais avçç pailion , comme 
îî arrive Couvent, lorfqu'il ett trop fâché de la faute 
.11 fe'c ï irde de pa- 

jamais il ne fe plus 

: g temps qu'il punira 
.. fellçrnent, (i tout* fois il arrive q 
efl très-rare. 
• '. Il iv par lui même , pai 

n ne pe Lt puriii : ce qui p 

avoir deux ino 



1 1 
être que le maître poufferbit la corre&ion plus loin qu'il 
ne convienr; peuî-être auflî que l*ecoli£r la regarderoit 
comme la fuite de la mauvaife humeur 
Dans ees deux cas , il n*y a point de fruit à atten- 
dre des corrections les plus juftes ce les plus nié 5 
rirées. 

12°. Le temps delà correction arrivé, le maître fe 
donnera bien ce garde de prononce* le genre de peine qu'il 
faut exercer; il fera juger l'affaire par ) es premiers de 
la claffe , qu'il invitera à fuivre les régies du règle- 
ment du collège. Il évitera fur-tout d'exciter l'aigreur 
du coupable , en lui difant des chofes trop dures , et 
en lui marquant trop de mépris. Il prendra un VÎfage 
Cévère , ma s les paroles feront celles d'un père abattu 
oc affligé ; en lui repxéfentant fa faute , il lui indiquera 
les moyens 6c la facilité de l'éviter une féconde fois. 

13°. Comme les enfans aiment à être traités en gens 
raifonnables , dès l'âge le plus tendre , le maître les 
entretiendra dans cette bonne difpoiition, en leur ren- 
dant toujours railbn de la conduite qu'il tient à leur 
égard. îl ne prétendra jamais les afïïijetir par une au- 
torité abfolue. 11 leur propofera un but lblide 8c agréable ; 
il les ioutiendra dans leur travail par mille efpérances 
flatteufes ; il leur dira } par exemple , c'eft pour vous 
mettre en état de vous faire honneur , que j'exige cela 
de vous. Je connois mieux vos fcalens que vous ne les 
connoiifez ; vous ne fentez pas affez ce que vous pou- 
vez; il vous efl facile de vous diilinguer des autres ; 
encore un effort , & vous ferez au point où je vous 
veux. On a des vues fur vous, &c. On fera l'éloge de 
tout ce qu'ils feront de bien, ce on les foutien jra dans 
toutes leurs démarches. 

i-' r °. Le profeiTeur mettra tout en œuvre pourr, 
l'étude agréable; pour y réuilir , il fe fou viendra 
tout dépend des premières impreffionSj S; qu'on doit 



II 

aitneri II fer- i 

l'aimer - i \ 

■ :w. Il faudra p . imolv- 

| 

l'en louer î 
clanef , p i r i s > , pour 

ccL.x qu au g ! , 

es litté- 
.... |ue leur jugement 

ner. Si f rf 

ent ] . il > fe rendrai : 

. . ' E : . I j ; 

... ; : I . , 
• 'e . : ci 2 



VO - •• 

. . : tje p€ . 'étude dépend 

- . - j ele ra.: i mo- 

déra lé i n ;; ; ^:.'. , : : ,.. .:,.:',:. relie , [ 

c nduire Une çl e , c©irif 

- mœurs . pir 
i5l€ - , . ■ ... iqn , 

p >ui I j m - . . teen , e-: pôui 

à un rrj tnsi 

î/°. . . ; 

• . e 

au bien. Il ... qu'il c a à 

proj - 

qu'on »'• 

. 
c 



fin prncipsle pour laquelle il eft établi dans la place 
qu'il occupe. Il travaillera donc:' 1 ! ■ >rt', 

avant de travailler à celle des autres, le peur qu'oâ 
ne lui d [: : médzein , guéns-rt'o toi même. ailleurs, 
quelle î irroient avoir dès paroles que l'exemple 

contrarie? Ce truire d'une main ce q te Ion c 

d'une autre. Il mo rtrera en même-temps un grand 
zèle pour le bonheur de fes e'ièves ; il en deviendra 
le père & Papôtre ; il fera touche de leurs dangers, 
corn e du ucn propre - 5c il fera fer.fnue à leurs dé- 
fa nus , au pointde mettre tout en ceuvre pour les rap- 
peler au bien. 

Des devoirs des parens & d^s m.z'ùes de penjicn. 

i°. Les parens font les premiers maîtres de leur: enfm c . 
Ils doivent do-v.ç.- phis de foin \ leur éducation , qu'à 
leur me ;ns .e la for doivent pas 

croire q ;'s du foin de leurs enfan-, 

de; q .'■■ s dans un collJqe. C'èir. au con- 

traire le temps a de leur (o-i , 

po;.=- le bien ou îe . " ■ zélé, 

vif 'te: forj les pt i . > v : pr2i dr • 

a-: runrfo nau^ 

:;- a] p : 
le r ,.. i 

f rer l'éducation de leur- e : 
H {eroit ; pour, dés paren \ "de 

Fin •'■ . ffaire fi importante , 

>fefle si foins 

à nhreufe. B i t ri irpre- 

n ■:. ar lent de f: 1 part , r : fît pas 

autant . - foire un li n*a q 

fils', cV lémène 1 

f0Ti CI ' 



*4 

uun c'colier ne pourra fe rc; claflVf 

au temps marque , les parens ne rm 
ertir le profefleur. 

^°. 'i ous le î fanu ■ iès qu'un écolier rentrera à la 
on paternelle, il le:a oblige de : à fes parens 

le certificat de ion exactitude à remplir fes devoirs; oc 
fi ceux-ci voient qu'il n'en a pu obtenir, ils féconde- 
ront les vues du profefleur, foit en lui faifant gai 
les arrêts, foit en travaillant fur fes défauts* Tous les 
lundis, les écoliers feront renvoyés en clafTe , avec lu 
bill'-t, qui apprendra au maître ce qu'ils ont fait à la 
maifon, pour fe rendre dignes d ctrp bien 

4°. Les parens retiendront trè sment leurs en- 

fan s , les feront travailler feus leurs yeux , & préfi le- 
ront à leurs divertiflemens , foit par eux-mêmes , foit pat 
queîque perfonne de confiance. Faure de ce:; fa 
cautions , les enfans perdent à la maifon tout le fruit des 
leçons qu'on leur a laites en claMe. 

Ce que i ous venons de dire pour les parens , r< 
le ifons pour les maîtres de penfion. Ils roi nt 

à la confeience ce à l'honneur, s'ils ne moi 
tant de zèle que ceux-ci pour le bien de ceux qui : 
confies à leur foin. Les prol e feront toujours un 

vrai plaifir d'écouter, les plaintes des maîtres d: penfion , 
de leur rendre juftice, de les faire obéir & refpeÔer. 
Cet x-ci doivent - er à eux arec ce 

Des dev . écoliers, 

i 9 . Les jeunes e sront pnr mettre 

Dieu dans leur'; int( î des 
lumières , & de qui def en< 

prin< ipalement fes tréfors : ent . 

qui l'airj er.t, qi s , & qui ne tra ■ 

t que pour le bien de 1 il ci: le ; 



Tout écolier travaillera donc b : en à (a perfection , dans 
le delïein de plaire à Dieu, ce d'obtenir fes lumières, 
pour réuilir dans les études , d'où dépend ion b< .. . ~- 

_°. Les écoliers fé feront un petit plan de ce: 
pour le temps de leurs études. Ils tacheront de (e L 
tous les jours de bonne heure ; ils fe rendront ponc- 
tuellenr. nt en cjafle dans le temps marqué; & écouteront, 
dans le fileoce", ce avec attention , les levions de L 
maîtres. 

•3 . Ils fe feuviendront qu'il n'y a pciTonne qu'il- 
vent plus aim.r, après leurs parens , que ceux qui les 
intfrtufént. Ils tâcheront auili d'aimer les feiences qu :!s 
leur cnfcigner.t, & denr le bu: efî. de les rendre heureux. 

4 . lis vivront dans un grand refpect pour leurs maîrr.% 
puilque ceux-ci leur tiennent lieu de père; que c^eft 
d'eux qu'ils reçoivent l'inftruclion , qui e(l la vie de 
l'arne ; que c'eft à leurs foins qu'ils font redevables d'être 
forçis de l'ignorance , de s'être corrigés de le us défauts, 
oc d'avoir pi i s des fentin-ens d'honneur o: de probité. 

J°. Ils feront dociîes & ^béidans jufqu'à la tendi 
même dans les mornens qu'on eit oblige de le : r, 

puifque le? maîtres n'ont en vue, dans tout ce qu'ils 
font , qee le bien de ceux qu'ils conduisent. 

6°. Ils feront de leur mie :x pour bien emp'ovcr 
temps , en fe fouvenant qu'un écolier qui le perd, bk fe 
toutes les lois de la judicC. Il pèche contre 1 auteur de 
fe^ jours , qui ne Fa mis au monde que pour y travailler 
au bien de la fociécé ; centre fes parens, dont il 
bi:n, en le diffipant à des bagatelles, et en Pemf 
co-tre leurs p^us juftes intentions; il pèche contre fes 
burs, qui ont droit de voir porter du fruit au 
champ qu ils cultivent avec tant d'afhouité & 
il pècn^ contre la fociété , qui lui procure une i, .'._ ;- 

gratuite , dont il ne v ur pas profiter ; i! 
contre lui-mem«e , parcequ'iife deshonore dans le monde. 



î6 



m ' nennce rexpefe» au mépris, & ' feéyi- 

..: à la diictu , au ix fuites les 

. Or , ] c temps , lés 

s, le feront 

bi n , & e ft r 
7°. jjs auroi 

ruinent i ■ les 

infirment dai Jor- 

t commence . nent 

fouvem ,J ans un dç malheurs, ceux q i les firé- 

; itenr. 

o *. Ils fe morrreron: oMi *eans envers leurs confrèn , 
fenfibles à rhumiliation de ce; i 
recevoir des corrections , & paclens pour fou 
- d< - autres. 
9 . Iîs banniront de leurs difeours les faux rapports t 
les mauxaiies plaifantenes , & tout ce qui peut blc 
la charité 5c la pudeur. On re dit rien des imprécations, 
juremens , des ménfonges. On ell bien éloigne de 
que des enfans, à l'éducation defquels on 
le avec tant \ p iilent jamais tomber dans 

dés -. i :ei fi L N as & ii infâmes. 



: MPRl MERIE NATIONALE. 



I 




\